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Phallus in mexico
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Parce que nous resterons toujours européens, voici trois photos prises au Mexique mais qui pourraient être de chez nous.

Viva México!


Morelia, Michoacan, 28.12.2006. 12:15.



Morelia, Michoacan, 28.12.2006, 11:55



Zacatecas, Zacatecas, 01.01.2007, entre 2h et 4h30 du matin.

 
 
  ARTICLE A LA UNE
Le Mexique, c'est surtout.... (le 14/05/2007 à 23h22)
Mes chers compatriotes et amis,

Figurez vous que je me suis rendu compte que si ce blog était divertissant et sympathique, il ne reflétait en réalité qu'une partie de mon expérience mexicaine: la partie la plus factuelle, faite de rires et de galères. Mais la partie plus intime, celle de la découverte proprement dite, a été décrite de manière plus évasive. En vacances depuis samedi, et restant au Mexique jusqu'au 6 juin, je ne résiste pourtant pas à tirer un premier bilan, plus sérieux, de cette année qui restera gravée à jamais en moi.

Pour commencer, on a coutume de dire qu'une année à l'étranger, c'est comme une vie. Et bien c'est vrai. Nous le savons à présent tous, arriver dans un endroit que nous ne connaissons pas, où nous ne connaissons personne, où la langue nous apparaît au premier abord incompréhensible (je tire d'ailleurs un coup de chapeau aux aixpats brésiliens, chinois, arabes et tchèques), n'est pas de tout repos. Et pourtant c'est une bénédiction. Arriver sans repères est le meilleur moyen d'être soi même: ne connaissant que très superficiellement la mentalité de la population que l'on va cotoyer, il n'y a pas de calculs mais une simple mise à nu de soi dans ce qui devient un échange pur avec les autres, avec nos nouveaux compatriotes. Et cela ça n'a pas de prix.

Vivre en Europe est fantastique, mais aussi extrêmement vide et codifié. On peut passer une vie entière en Europe, une vie incroyablement agréable, culturelle, amicale, sentimentale etc. Mais y rester revient souvent à s'enfermer dans le peu de dignité des relations humaines intra-européennes. Soyons réalistes, chez nous, bien peu son ceux qui ouvrent leur porte ou leur huche aux nouveaux venus, et en disant cela, je ne dis pas que j'échappe à ce constat. L'Europe nous pousse à un cynisme nécessaire, nécessaire car absolument identique au réalisme: étant par nature également très cynique, je ne m'exclus pas non plus de ce constat. Mais notre environnement européen lui même est cynique. A vrai dire, le cynisme en Europe nous sauve la vie d'autant plus que les trèbuchants euros font office de communication inter-culturelle entre nos nations occidentales.
Le pire dans tout cela, c'est que j'en étais arrivé à perdre la notion de la beauté. Le cynisme fait partie de moi, et j'en suis même fier, quand il s'agit de me pencher sur la vie sociale et les autres. Mais il m'avait peut être fait perdre le goût du Beau, dans son acceptation naturelle, dans l'imaginaire, et également en les autres. Et cela, le Mexique me l'a rendu. D'une certaine manière, ici, j'ai vieilli en sortant de mon petit univers pavé du Vieux Continent pour aller au contact du "vrai" monde (celui des 5 milliards de "tiers mondistes" comme on les appelle de manière dédaigneuse, et pire encore, comme ils en viennent à s'appeler eux mêmes...), mais j'ai aussi rajeuni, et j'en avais probablement bien besoin.

Si je devais parler du Mexique, je parlerai avant tout des rencontres que j'y ai faites, rencontres de tout âges. Arrivant ici, je ne voulais pas rester, comme cela est si simple voire tentant, avec les autres étrangers à beugler "tequila, la camisa negra, pasame la botella" pendant 9 mois. Ma plus grande satisfaction, alors que c'est le minimum vital quand on veut découvrir une autre culture, est d'y être parvenu sans encombre, et avec brio. Ce qui est très rare chez les étrangers de tous poils venant ici à Monterrey, la ville étant remplie de plaisirs coupables à portée de tout étudiant qui se respecte.

Alors oui, 90% de mes amis sont mexicains, et divers, beaucoup ne sont pas de la fac, beaucoup travaillent, certains ont plus de 40 ans, ils ne sont pas tous de Monterrey. Et ils ont fait preuve d'une générosité à mon égard que je n'oublierai pas: ils m'ont accueilli comme l'un des leurs, je n'avais comme carte de visite que mon moi. Moi, rien de plus. Il faut croire que cela a suffit. Il faut croire que oui, de simples discussions peuvent encore être plus fortes que de vieilles discothèques dégueulasses ou de dancings frénétiques. Juste quelques mots échangés, des invitations à manger, à passer la soirée, rencontrer d'autres personnes, en éviter quelques unes évidemment (ce n'est pas parce qu'on est à l'étranger que l'on doit aimer tout le monde sous prétexte qu'ils sont du pays, c'est une question d'honnêteté intellectuelle), parler.

Le mot "Cotorreo" signifie à la fois discussion, soirée, alcool, drogue, divertissement, débat, épanouissement. Beaucoup pour un seul mot, mais son ethymologie est frappante: "cotor" est un mot désignant perroquet. Les mexicains ont donc compris, par leur ethymlogie, qu'il ne saurait y avoir de divertissement sans discussion, que l'échange linguistique et culturel est la base de toute relation humaine, que l'échange est lui même un divertissement. Le divertissement de la vie, celui des autres comme de soi. Blaise Pascal avait donc tort. Cela ne me surprend pas.

Ici, la solitude n'existe pas, la famille est une institution clé, probablement trop d'ailleurs, certaines de mes amies se plaignant de l'insistance de leurs familles pour qu'elles se marient vite fait alors qu'elles n'ont que 21 ans, et encore, leurs mères se sont souvent mariées à 17 donc elles s'estiment heureuses. Marie Antoinette l'a été à 14. Mais ici, les femmes ne mangent pas de brioche. "La banda", comprenez les amis, sont une extension de la nécessité des mexicains d'être entourés: rien ne se fait sans la banda. Ici, les gens se voient tous les jous, sont accros au téléphone (cabines téléphoniques ou portables suivant le niveau de vie), à internet quand ils y ont accès: la famille et les amis sont leur temps libre, il est inconcevable pour eux de rester seuls. Cela m'a d'ailleurs valu parfois des réactions de surprise lorsque je leur disais que j'aimais aller au cinéma seul ou que parfois je refusais une invitation à manger parce que je voulais écrire mon bouquin. Certains l'ont parfois mal pris. Ici, on te tend toujours la main, mais il ne faut pas la refuser. C'est probablement la plus grande limite que je trouve à ce système humainement riche mais somme toute à la limite du totalisant. L'avantage cependant est que les gens se connaissent si bien entre amis qu'ils échappent à la plupart des jeux d'acteurs et mensonges ou exagérations: il y a plus d'honnêteté, pas pour tout cependant. Chez les filles il y a une grande honnêteté, les gars échappent cependant rarement aux conventions sociales de "qui boit le plus?" ou de "qui va raconter ses histoires de boules?". Enfin, cela dépend des milieux.

Cela dépend des personnes. Parlant des jeunes, ceux qui échappent le plus à ce genre de conneries sont les amis que j'ai rencontrés en rave. Je sais que cela sonne horriblement cliché, mais en fin de compte, ces potes n'ont rien à voir avec un prétendu village mondial où tout est arc en ciel et magnifique. Ils n'ont rien à voir non plus avec de gros excités en manque de puissance pour masquer leur faible confiance en eux. Il y a des excités et des arcs en ciels, mais mes potes ne sont pas comme cela, d'ailleurs, s'ils l'étaient, je ne les aurait probablement pas appréciés. Non, ce sont juste des gens qui aiment communiquer, sincèrement , ayant une passion commune pour la musique, et qui veulent juste échapper au monde citadin et au monde tel que nous le connaissons pour quelque temps. A vrai dire, ce n'est pas un sentiment d'amour du monde qui les unit, mais un sentiment de rejet de l'hypocrisie sociale qui les réunit, et ce sentiment de rejet se transforme en sentiment de plénitude et d'amour des autres, d'amour pour le futur de ce qui devrait être et non de ce qui est, d'amour pour ces personnes qui partagent, comme eux, ce même sentiment de rejet. Le dégout est le préalable de l'affection, le préalable de l'imagination. On est bien  loin de l'image galvaudée du hippie qui aime tout ce qui bouge. Non, ici, il n'y a de rêve que dans la conscience de l'imperfection de l'état actuel, et c'est cela qui m'a séduit. On est loin de l'idéalisme primaire, on est proche de l'autre, et s'il y a évidemment nombre de théories fumeuses qui circulent au cours de la nuit et de la journée suivante, il y a surtout l'échange inter-personnel, entre un groupe réduit de personnes qui apprennent à se connaître entre elles. Et j'ai toujours cru en cela, que l'avenir des hommes était dans la généralisation de ces discussions personnelles, sans fard ni hypocrisie.

Et il y a le Beau. Celui de savoir s'émerveiller devant des choses simples. De se rappeler que l'on peut se perdre dans les mèches ondulées d'une chevelure, que l'on peut s'envoler au milieu des papillons du petit matin, que le soleil levant dessine mille choses sur les contreforts des montagnes, celui de se savoir écouté, d'écouter, de parler entre "cotor" de choses communes ou de choses nouvelles, de découvrir d'autres perspectives, sans devoir être convaincu par l'autre, mais juste en échangeant des opinions, sans terrorisme intellectuel à la française...

Et c'est là où je voulais en venir. C'est que ce type de situations est rare, très rare. Et j'ai eu la cheance d'en profiter. Au Mexique, tout dépend des milieux. C'est un pays où existe un racisme interne insupportable: Fresas/Cholos (Bourgeois qui se la pètent fashion/ Pauvres qui se la pètent 50 Cent), Citadins/Indigènes, Nord/ Sud etc... Cela marche dans les deux sens, et c'est beaucoup plus violent qu'en France: chaque catégorie considère l'autre comme des sous hommes ou comme des ennemis. Le pauvre est appelé affectueusement "el jodido" (le type baisé): mais le pire, c'est que si les riches les appellent comme cela, les pauvres aussi s'appellent de la sorte: cela devient une identité. La guerre des inégalités a poussé à une acceptation de son statut défavorisé comme une évidence, une légitimation de toutes ces différences sociales.

On ne peut pas généraliser, mais les mexicains ont une relation complexe avec les étrangers: ils sont à la fois admiratifs (vraiment) et très sévères. Nous représentons à la fois les ex-colonialistes arrogants et aussi ceux qui pouvons les aider à s'en sortir. Le pauvre hait les gringos (les USA) mais s'il gagnait au Loto enverrait direct son gosse étudier à Harvard. S'il est pauvre, c'est parce qu'il est mexicain. Le riche se dit fier d'être mexicain et d'avoir réussi, mais assoit sa domination sociale par un gros 4x4 GMC ou Chevrolet et un style de vie très "self made man" US. Un pays où la première source de revenus économiques est le pétrole, la seconde l'argent envoyés par ceux qui ont émigré aux USA à leurs familles restées au pays, la troisième les maquiladoras (entreprises US implantées à la frontière pour produire pas cher et faire travailler comme des porcs les mexicains sous payés), et la quatrième le narcotrafic...

De mes rencontres ici, et je ne parlerai pas ici de mes amis mais de personnes rencontrées au hasard et avec qui j'ai discuté, deux ont été marquantes. La première le 12 décembre, à la centrale de bus de Mexico D.F.: je dois attendre un bus trois heures et je me cale dehors pour me griller une clope, je m'assieds près d'un gars, d'une trentaine d'années. Je lui propose une clope, il accepte, j'en profite pour  lancer la conversation. Nous avons parlé les 3 heures, sur son pays, sur le mien, sur la famille (il s'est marié à 17 ans, sa femme en avait 15, ils ont 6 enfants et il allait à Tijuana pour trouver du travail, sa famille restant au Chiapas) et j'ai compris ce jour là beaucoup de choses: le fait d'intégrer la notion de "jodidos" explique énormément les visages fermés que j'ai rencontrés durant cette année, dans la rue. Les visages piteux, fatigués, honteux presque, mais acceptant cet état de choses. J'ai aussi appris ce jour là que si la famille est si importante au Mexique, ce n'est pas qu'une histoire de religion: c'est parce que la famille est le seul endroit où les personnes se sentent bien, en confiance, et non pas rabaissés. Leurs enfants sont tout pour eux et pour elles car ils sont le moyen de se dire qu'ils ne sont pas des ratés. C'est aussi là que j'ai compris pourquoi il y a d'énormes problèmes d'alcoolisme au Mexique. Se retrouver avec la "banda", c'est s'amuser pour se faire plaisir, pour oublier le statut de "jodido", ou plutôt pour être "jodidos" mais ensemble, et fiers de l'être. Pour une fois. Cet homme était triste parce qu'à Tijuana il allait être seul. Il aurait du travail, mais ni reconnaissance sociale, et surtout pas de cellule familiale ou amicale directe à qui se rattacher. Il était triste. C'était un de ces moments qui vous font réfléchir sur ce que pensent les autres, sur une autre manière de considérer la vie.
La seconde grande rencontre de ce type eut lieu peu après vers le 24 décembre je crois. Avec l'espagnol Lorenzo, on était à Puerto Escondido, dans le Sud, dans l'Etat de Oaxaca. On s'était tapés une petite ballade, et on avait trouvé un petit "deposito" (une mini supérette familiale qui fait aussi bar, il y en a des millions au Mexique, des millions) et on s'était tapés quelques bières en parlant avec le père de famille, dans la cour intérieure avec les tables où on buvait, sa femme préparait la bouffe du soir à côté de nous, les enfants s'amusaient, c'est comme si on était chez eux en quelque sorte. Cela fait bizarre de se retrouver immergé dans la vie quotidienne de ces gens, et de se rendre compte que pour eux, ils sont nés ici et ils mourront ici. C'est là où ils vivent, ils n'ont pas les moyens de bouger et n'ont d'autre espérance que celle de vivre comme leurs parents l'ont fait. C'était la même chose frappante lorsque j'étais allé à Real de Catorce, un petit village du Nord célèbre pour son désert et son peyote,  les gens sont condamnés, et ils l'acceptent. Roland nous disait dans son très  intéressant blog que le brésilien était celui qui "souffrait en souriant": le mexicain souffre en famille, en se plaignant et en buvant. Il sourit aussi, il fait souvent la fête avec de musique banda, mais il ne peut pas faire la fête sans son carton de bières. En revanche, il peut se taper un carton sans faire la fête...

Alors, de ces voyages, de cette année, il y a aussi eu beaucoup de fête et de divertissement, et c'est aussi le but d'une bonne année à l'étranger. Mais en fin de compte, beaucoup de surprises: celle de la simplicité des relations humaines, de la découverte d'univers divers, d'une culture historique et surtout humaine, d'un savoir vivre, d'une mélancolie aussi. A vrai dire, je n'aurais jamais pu finir mon livre sans vivre ici. Je n'aurais probablement pas réussi à supporter beaucoup plus longtemps la vie aixoise et ses obligations sociales. Le cynisme nécessaire s'est enfin accompagné de la reconnaissance du Beau, esthétique, naturel ou humain. A vrai dire, c'est peut être cela que l'on appelle, fugacement, en un mot comme un une syllabe, la vie. Celle de la connaissance de l'autre dans la connaissance de soi.

Voila, j'espère ne pas vous voir ennuyé avec cet article somme toute moins fun que les autres, mais bien plus  important.

Phallus in Mexico.
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La technologie et moi... Une histoire d´amour... (le 17/04/2007 à 19h53)

En plus du visa, dont vous aurez un apercu avec le remarquable article ci dessous, je suis un leucemique de l´informatique.

 

Allez, en vrac:

 

Le 20 mars 2007, mon ordinateur refuse de fonctionner: probleme de carte mere, il est impossible d´en trouver une correspondante au mexique, je suis donc privé de mon fidele compagnon et de tous ses fichiers

 

Le 03 avril 2007, mon lecteur mp3 refuse de fonctionner. Si l´ordi ca faisait deja chier, je pouvais toujours taxer un de ceux de mes 5 collocs. Mais la, avec le mp3 perdu, c´est toute ma musique que je perds, que du bonheur...

 

Le 17 avril 2006, je perds mon porte monnaie, qui, outre 300 pesos, contenait ma cle usb, mon seul lien avec ce que l´on nomme la technologie informatique. A present, je suis eul et isole, ayant definitivement perdu les braves fichiers rescapés avant le desastre de mon ordi.

 

Sachez tout de meme qu´il me reste un telephone portable, un appareil photo et une camera et que je ne desespere pas de les voir planter d´íci quelques jours ou quelques semaines. Je sais que normalement c´est cette pauvre Frede qui a que des merdes, mais la, entre le visa et ca, je commence a me rapprocher du top one des bonnes merdes a l´etranger.

 

Ceci dit, il me reste ma carte bleue pour acheter de la biere et du whisky donc je tiens le coup. Parce que maintenant que j´ai plus d´ordi, plus de musique et plus de fichiers, que me reste-t-il a faire a part boire avec des potes? Si je me tape un ulcere, je fais un proces a hewlett packard! Parole de phallus!

 

Viva Mexico (malgre tout) et je vous embrasse.

 

Votre phallus.

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Visa or not visa (le 17/04/2007 à 15h44)

Voila, apres preque 3 mois d´absence sur ce blog, je reprends du service sutr ce blog qui vous fair tant rever. Aujourd´hui, je vais bous raconter ce qui me tient en haleine depuis presque 8 mois deja: mon visa étudiant au mexique.

 

Sachez que toute faute de frappe est due au fait qu´ilsoit 8h du matin ici, et que jene´ai pas dormi, la faute a unebouteille de vodka et 2 de vin avecmon fantastiaue colloc francias, gregoire.

 

Donc, pour faire bref, j´ai rendí tous les papiers le 26 aoout, sopit exactement un mois pares mon entreee au mexuique, comme il est prevu par la loi. Un mois apres, je vais voir ce qu´il en est, et ils me disent qu´il m emanque les empreintes digitales et la signatura offciellle. Je prend donc rendez vous pour faire CECI et figurez vous que mon rendez vous est annulé. Je prends donc rendez vous eune deuxieme fois, et ce rendez vopus est de nouveau annulé. Une troiseme fois et rebelotte. Le proverebe erait donc vrai.

 

Donc, en novembre, sans visa, je vais en voyage dans le sud du mexiqye, sans probleme. En janvier je reviens comme une fleur au bureau de migration et voila qu´il me disent que pour faute re retard pour les empreintes et la signatura, je dois tout refaire de nouveau. Je leer explique que ce n´est pas de ma faute mais ils ne veulent rien savoir et de plus, ils me font re´payer les 1000 pesos du prix du visa. Je leer dit que c´est un scandale et je fais la plus grande erreur de mon voyage: je leer dit que “mes 1000 pesos ils vont aller dans la poche d´un fonctionnaire corrompu”. Meme si tout le monde est corrompu ici, c´est la chose a ne pas dire vu que deux gardes de securite me foutent dehors immediatement. Ce que je ne savais pas encore, c´est que les employes allaient m´en vouloir a mort pour cela.

 

En fevrier et mars, je passe tous mes vendredis matins la bas et ils me font le plaisir de me faire attendre 5 heures ces encules, de8h a 13h, avant de me recevoir. De plus, ils refusent tous mes paiers sous pretexteb qu´ils ne sont pas biens, alors qu´ils sont adequats. Par exemple, un de mes collocs gregoire, qui a eu son visa depuis, a vu sa lettre de l´´universite acceptee du premier coup, et moi, je l´ai vue refuisee tríos fois…

 

En fin bref, CECI nous amene au 31 mars 2007…

 

Allons y. Lever a huit heures, je dois aller au consulat. Il fait beau, la journée promet d'être chaude, je suis vêtu d'une de mes légendaires chemises blanches, de mes lunettes de soleil, d'un de mes nouveaux jeans, de chaussures légères. J'étais déjà allé mardi dernier au consulat (relativement introuvable d'ailleurs, perdu dans une... zone industrielle, allez savoir) mais ce cher consul était absent. Etant donné que ce cher consulat est à l'autre bout de la ville, c'est 200 pesos de taxi aller retour qui partent en fumée. Ouaaaiiiissss. Mais aujourd'hui est un autre jour, le consul m'accueille avec un grand sourire, un homme adorable et très blagueur, la procuration court jusqu'au 01 juillet, donc couvre presidentielles et legislatives. Je lui parle un peu de mes problemes de visa et sa reponse est laconique: les ambassades comme consulats ne peuvent en aucun cas intervenir dans les affaires de regulation migratoire. Il me cite un exemple frappant et réaliste: " Mon cher Thibaud, imaginez le consulat d'Algérie qui ferait pression sur l'Etat Français pour régulariser tous les arabes, ce serait un bordel pas possible, vous ne pensez pas?"  Tout est dit. Ben voilà, c'est pareil pour moi...Je suis comme un arabe sans papiers ici, mais je tue pas encore de chèvres dans ma baignoire, n'écoute pas du Raï, parle un français intelligible et ne sens pas mauvais, donc, y'a encore de la marge...

 

Je sors du consulat, il est dix heures, le soleil rayonne, je suis rayonnant, une petite brise agite ma chemise et mes cheveux ébourriffés, je prends la pose. Les ouvrieres d'une entreprise de confection de cette zone industrielle, qui prenaient leur pause,  se retournent sur mon passage, mon narcissisme est comblé, quelle belle journée, non?

 

Je prends le taxi de retour, et tombe sur le fils spirituel de Didier Gustin, un comique. Ah ce chauffeur de taxi, si léger, est à l'image de cette agréable journée. Je me dirige vers le bureau de migration, convaincu que cette fois-ci, ils vont me filer le rendez vous pour les empreintes digitales et que tout sera plié.

 

Je demande a ce cher Gil (un bel enfoiré entre nous soit dit) de vérifier mon dossier. La salle est comble, on est vendredi avant la semaine sainte, avant cette semaine de vacances. Cette situation temporelle aura une importance décisive dans la suite de ma journée. Cette grosse loutre de Gil me dit, comme d'habitude, "ahorita vengo" (tout de suite, comprenez dans 30 min). 30 min de plus, et ce sac à merde me dit "esperame tantito" (attends 2 secondes). 1 heure plus tard, ce véritable sac à foutre me dit "perame tito" (verison abrégée de "esperame tantito"). On passe les midi trente et Gil, comme à son habitude, ce petit salaud, fait des blagues à ses compagnonnes de bureau et ne bouge pas son gros cul. A 14h, cette trompette de Gil finit par trouver mon dossier. A cette minute, alors que la torpeur avait pris le pas sur ma gaieté, ma journée bascule... Evidemment, durant l'attente, une femme visiblement paumée pleure parce qu'elle doit avoir un visa de sortie du pays pour le lendemain parce qu'elle amène sa fille de 6 mois aux Etats Unis pour... le semaine sainte, chez le reste de sa famille. Evidemment, cette chère Madame, au poids plus que considérable, a amené la gamine avec elle pour le facteur émotionnel. La gamine chiale un bon coup, elle est inconsolable et la mère n'arrive pas à la calmer. Cette journée commence à sentir le roussi et le frelaté... C'est même moi qui vais calmer la gamine en faisant un avion en papier: un vrai papa! Quel pataquès!

 

Et c'est parti, et un papier qu'ils avaient accepté, ils le refusent maintenant, encore mieux, ils me foutent une amende pour le délai. 2500 pesos. Espèce de fils de chien, je vais parler à ta responsable, mon bel enfoiré! La responsable, grosse et surmaquillée, m'explique le coup du papier (de maniere peu convaincante) et pour l'amende, c'est plus flou: je lui re-explique tout mon cas et elle s'en fout. Allez, a force de la harceler, elle a fini par me baisser l'amende a 1500 pesos, considérant que le fait que j'ai du repayer en janvier peut etre considere comme une avance sur l'amende. Car l'amende porte sur des faits remontant à ... octobre, parce que j'avais dépassé le délai pour les empreintes digitales. Je crie au scandale en lui rappelant que mes rendez vous pour les empreintes digitales avaient été annulés par eux... La grosse hausse le ton, je menace d'appeler mon nouveau pote le consul, elle éclate de rire. J'appelle en effet ce cher Emmanuel, mon consul, et il me rappelle qu'il ne peut rien faire. La grosse exulte.

 

Il est 14h30 et là surgit le vrai évènement: elle me dit que le papier (un papier de la fac) et l'amende doivent etre payés pour mercredi. Comme je l'ai signalé, c'est semaine sainte des samedi, donc faculté fermée. Elle n'en a rien à foutre et me rappelle que le non paiement de l'amende a temps entrainera une hausse du coût. Elle me rappelle, avec son beau sourire de salope, que le fait que je les ai traités de corrompus il y a deux mois aurait pu avoir comme conséquence une action judiciaire à mon encontre.

 

A ce moment précis, mes mains tremblent, mon esprit projette dans mes pupilles des images sanglantes de ses tripes extirpées avec fureur, de son visage pétrifié se reflétant sur les surfaces vitrifiées de l'immeuble (cf scotch copyright cultuire g 2005) de mes ongles, les lambeaux de chairs entament une danse céleste, voletant anarchiquement entre les autres employés affolés et apeurés, se résignant à subir le même sort. Cet acharnement de violence interne me donne une énergie incroyable, et je vais en avoir besoin.

 

Il est 14h57, le Tec (ma fac) ne fair mormalement aucun papier en deux heures (ils ferment leurs bureaux a 5h), de plus, le papier de l'amende doit être rempli a la machine a écrire et payé aujourd'hui, et la machine, seul le Tec peut le faire. Pire, le papier est un format spécial, seulement disponible à Office Dépôt. J'ai jusqu'à 17h30 avant que la banque ne ferme. 150 minutes. Plus qu'une mission, un spectacle.

 

Je cours et sors de l'immeuble, attrape un taxi tous cheveux au vent pour aller au Tec. Le taxi est un trysomique: je lui dis à gauche, et il va à droite, il faut donc lui dire "l'autre gauche" et là, il comprend... Enfin plus ou moins... Il me faut demander le papier de la fac de suite, histoire qu'ils le fassent pendant que je ferai le reste. Evidemment, c'est vendredi avant la semaine sainte donc tout le monde veut des papiers pour avoir des reductions pour les bus ou ce genre de trucs. Bref, j'attends, a 15h25, la demande est faite.

 

Il manque Office Dépôt, dont le magasin se trouve également quasiment de l'autre côté de la ville. Il me faut un taxi, rapide. Un taxi arrive, conduit par un vieux. Non, pas moyen, il me faut un rapide. Mais je n'en vois aucun autre à l'horizon. Je prends le risque, et tel Tom Cruise, lui dit un définitif "en la avenida Colon, lo mas rapidamente posible" (pas besoin de traduction, vous aurez compris). Le papy écoute du jazz, mauvais signe. Mais le papy sera MON héros, c'est papy schumi, le chauffeur inconscient dont j'avais besoin, qui prend les avenues bondées pour des pistes de slalom, qui s'agrippe à son volant et fait crisser les pneus, celui qui se fait klaxonner par 4.999.999 d'habitants de Monterrey, mais qui est adulé par le dernier des 5 millions: moi. Papy Schumi sympathise avec ma cause, met toute sa technique à mon service, me dit avec fierté qu'après 40 ans à faire le taxi, il connaît tous les flics donc qu'il peut foncer à toute berzingue en toute impunité. En un record du tour, et après m'avoir parlé de son admiration pour Sébastien Loeb, notre français champion du monde de Rallye, admiration en fin de compte peu surprenante au vu de son habileté, il s'arrête aux stands devant Home Dépôt. Sympa, il me propose de m'attendre, tout en arrêtant le compteur quand je serai dans le magasin (ce qu'il a effectivement fait...). J'achete les putains de formulaires, me confronte à une leucémique de la carte bleue à la caisse qui est incapable de faire marcher le lecteur. Fallait quand même pas rêver...

 

Mon cher Jesus (c'est son prénom, à mon schumi, prénom assez commun au Mexique, sachez le) remet le paquet et pour pas cher en plus. Il grille les feux rouges sans vergogne, toutes fenêtres ouvertes, visiblement excité par cette reminiscence de sa jeunesse faite de vitesse et de reves de ferrari. Jesus est mon Dieu, le rayon de soleil qui rend agréable la chaleur à présent étouffante de l'après midi.

 

J'arrive au Tec, prends le temps de prendre son numéro pour d'autres missions d'urgence, on a bien sympathisés. Ce voyage en taxi a aussi eu le mérite de sécher ma chemise qui commençait à être emplie de sueur par mes courses et sauts incessants entre les piétons, les étudiants, les pots de fleurs et tout le reste. Je me rendrai compte tout de même que de délectables auréoles ont tout de même fait leur apparition sous mes aisselles délicates...

 

Je fonce dans un autre bâtiment du Tec pour remplir les formulaires, ce qui est vite fait. Je suscite la compassion de mes prochains, devant tant d'acharnement bureaucratique sur ma personne. Je reviens dans un autre bâtiment, pour récupérer mon papier de la fac, mais ils ne me filent pas le bon. Il est 16h47. Je dois revenir au premier bâtiment pour avoir le bon document. Vu que j'ai de la chance, c'est ma secrétaire favorite qui s'occupe de mon cas, cette beauté de 23 ans qui me sourit avec toutes ses lèvres et aussi de son décolleté toujours aussi sympathique. Avec cet ange, le papier est préparé, signé en un temps record, elle me file même des photocopies en rab'. Il est tout de même 17h, j'ai 30 minutes pour payer tout à la banque. Allez, merci et à plus tard.

 

Mais au fait, pourquoi payer aujourd'hui et pas lundi à 8h la banque? Parce que sur le formulaire de l'amende, il est mentionné le mois de mars et que lundi on sera en avril... Les coincidences me tuent! Surtout que la banque me refuse le paiement: on ne peux payer ces genres de trucs que jusqu'à 16 heures, du lundi au vendredi. Je supplie le banquier, qui, comme tous les banquiers, est grand, maigre, à un sourire pincé, vit encore chez ses parents à 50 ans, est toujours puceau, met 150 euros de côté tous les mois pour le futur, pour ce jour où il fera une folie: il emménagera tout seul et se cherchera une compagne. Vous vous rendez compte, sa maman ne lui mettra plus le dentifrice sur la brosse à dents….

Négocier avec cette armoire de grand mère, c'est comme parler à un paquet de céréales: quand il secoue la tête, c'est comme quand on secoue le paquet, ca fait du bruit parce qu'il y a pas grand chose à l'intérieur.

 

Suant, désespéré, ruminant contre ce grand con, et contre tous les autres, le soleil à présent orangé se reflétant sur mes lunettes de soleil toujours impeccables et innondant de sueur ma chemise à l'odeur à présent nauséabonde, a des allures cyniquement sanglantes.

 

Revenant, penaud, chez moi, je m'enfonce dans le canapé qui me fera office de vacances la semaine prochaine, avec l'écriture de mon livre , en calbard et pas lavé... D'ailleurs, ma panne d'ordinateur me pousse à une suractivité culturelle incroyable. Devant troquer les ressources internet pour la bibliothèque, que je n'avais pas autant fréquentée depuis la prépa, je peux mener à bien un fantastique et passionant exposé sur le retour de l'Etat Providence dans la Bolivie d'Evo Morales (passionant, non? [cynisme lourd]) avec des vrais livres et non pas par le truchement d'internet. Mieux, je découvre des ouvrages admirables comme ce livre de sociologie d'Anthony Giddens, "La transformation de l'intimité" que j'ai dévoré en deux jours, dans ce canapé qui est l'essentiel de ma vie. Au lieu de me caler comme une merde sur une chaise devant mon écran, je me cale comme une merde et très affalé sur un canapé tout confort, avec mes nouveaux bouquins, plein de bieres, de whisky et de joints. L'écriture de mon bouquin à moi à également pris un vrai coup de fouet, et la fin totale est absolument incroyable: plus que quelques chapitres à écrire, et emballé c'est pesé! Un vrai chef d’œuvre maintenant.

 

Cela fait du bien de se libérer de la technologie quand même. Et me voilà, à écrire ce mail dans mon canapé, en écoutant un incroyable artiste d'une clairvoyance cynique rare, qui tape sur tout le monde, des hommes ordinaires donc inconsistants (pourris inactifs tendance fachos en puissance) jusqu'au pseudo rasta de 16 ans qui se la pète avec son bandeau aux couleurs de la Jamaïque , en passant par les petites pouffes de quartier dont le nombre de neurones est inversement égale à la taille du bonnet de leur sous-tif. Contre nos hypocrisies, notre façon de se donner bonne conscience, contre les jeunes cons comme les vieux cons, contre notre propension à ne jamais agir et à ne jamais accomplir ce qu'on commence. Cet artiste, français et au style d'écriture admirable, s'appelle "Mr Roux" et je vous le conseille fortement.

 

Me voilà donc, exténué par cette journée, emplie de désillusions qui clôt un mois de mars qui décidément ne m'aura rien épargné. Je suis seul face à la bureaucratie, mes ambassades ne peuvent rien, cela ne sert à rien de leur écrire.

 

Donc voilà quoi. Un petit résumé de ce vrai film d'action...

 

Vive le canapé, vive les calbards, ma secrétaire, les cacahouetes aussi, les taximans de 60 ans pleins de vigueur, le canapé et les calbards surtout.

Par contre, les cons bureaucratiques, des banques et les cons en général qui fleurissent dans le monde et qui plaisent parce qu'ils sont cons.

 

Phallus in mexico.

 

 

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3. Comment je ne suis pas devenu un surfer.... (le 18/01/2007 à 03h48)

Ah! Puerto Escondido, ses 32° en décembre, ses vendeurs d'herbe sur la plage, sa plage (3è spot de surf qu monde, à ce qu'ils disent, ce qui au vu des vagues gigantesques et déferlantes est plus que crédible), son coucher de soleil, ses transats et ses mojitos... J'y arrive le 19, pour rejoindre mon ami Ben (australien) ainsi que sa soeur et une amie. C'est aussi là que j'ai rencontré l'ami Lorenzo, que j'avais déjà mentionné dans un article précédent.

C'est aussi là que j'ai rencontré un vrai océan aussi. Tous ceux qui croient que Brice de Nice est une caricature outrageuse peuvent se faire cuire une dent de requin en latex sur les burnes (ou les nibards pour les mesdemoiselles): à l'hôtel et à la plage, on les reconnait facilement, les surfers: shorts à fleurs trop grands, rire gras et niais à chaque mention de tout mot équivalent à "wave", "tube", "shark", "cool" ou "girl" (avec la variante "bitch"), consommation de bière sans alcool, exagération constante de leurs faits d'armes festifs, sportifs, alcooliques ou sexuels, tendance à siffler dès qu'une chagasse en mini maillot et aux nibards qui débordent de partout passe devant eux, et surtout, surtout, une incroyable capacité à passer la journée sur le sable avec leur planche de surf, sans jamais se jeter dans l'océan furieux....


Beck, l'amie australienne de Ben nous apprend que sur le "walk of fame" de New York, David Hasselhoff a sa plaque: éclat de rire général, comment ce tocard a-t-il pu avoir sa place là bas!! 3 jours plus tard, il sera devenu mon héros, tout comme Charlie, Flal et Clem, ces courageux imbéciles australiens qui se sont mis au surf: vous n'aviez pas besoin de cela pour avoir mon respect, mais là, chapeau...

Cet article sera mon article d'auto flagellation donc vous pouvez vous foutre de ma gueule sans vergogne ou polluer ce site de commentaires mordants. Déjà, il est vrai que Thibaud sur un surf, cela fait beaucoup rire. C'est d'ailleurs pour cela que j'en suis resté au stade du body board.. Mes amis australiens étant familiers de cet engin, ils me poussent à tenter l'aventure: "ok, pas de pb, je suis le fils spirituel de Kelly Slater et de Frank Esposito (ou Ian Thorpe, pour faire couleur locale), vous allez voir les gars". En effet, ils ont vu...

Avant de continuer, je dois préciser que j'ai été, dans un béni premier temps, étonnamment efficace au niveau du timing des vagues et j'en ai chopé de très belles au bon moment (de 3 ou 4 mètres, et je dis cela sans exagérer, sachez le). Le problème, c'est que ces succès m'ont lamentablement mis en confiance, ce qui explique la suite... A ce moment précis, je cloue le bec aux australiens qui se déclarent impressionnés.

Je vais aussi avouer que j'ai également été très efficace pour  me prendre des vagues de plein fouet dans la gueule et de me retrouver dans la situation de la machine à laver (ou encore dans celle d'une chinoise maltraitée et retournée dans tous les sens et/ou orifices par le magicien Bidot) mais bon, c'est normal.


Donc, pris dans un élan de fierté que n'égale que le sourire de l'inventeur des corn-flakes, je me décale vers la droite de l'immense plage, où les vagues sont plus fortes. Mes potes australiens, eux, ont eu la bonne idée de rejoindre la plage. Là où je ne comprends plus quedalle, c'est qu'en l'espace d'une minute, je me suis retrouvé à perpéte de la plage, et je les ai perdus de vue.

A ce moment précis, je suis seul, moi, mes bras de poulet et mon vaillant body board au  milieu de vagues qui feraient débander le plus téméraire des chibreurs connus: flalsteak. Je ne suis peut être qu'à 30 mètres de la plage, mais les vagues (à cette distance!) sont déjà furieuses.
Ce que je ne sais pas encore, c'est que je suis pris dans un "reef" (j'ai appris le mot après coup): en clair, un courant contraire m'éloigne de la plage et crée des putains de vagues (bien plus grosses que celle sur la photo ci dessous, très jolie photo au demeurant...).


La suite de cet article est un dialogue entre moi et moi même, dialogue qui a vraiment existé, je dis cela pour ceux qui ne connaissent pas encore ma propension à parler seul:

- Ah Putain, mon thib, les vagues te niquent le dos
- T'as raison mon Tribal, et pourquoi t'irais pas rejoindre la plage?
- Bonne idée. Nageons!

(3 min plus tard)

- Putain, tu sais quoi?
- Oui
- T'avances pas.
- Je sais.
- Sans déconner , c'est le bordel, nageons plus fort!

(3 min plus tard)

- Chuis crevé!
- Et t'avances toujours pas
- Oh ca va! Ta gueule quoi! Je sais, j'ai qu'à attendre, ça va bien se calmer un jour

( 7 min plus tard)

- Ca se calme pas
- Et t'avances toujours pas
- Tu recules même
- Je fais quoi, là?
- Tu restes calme et t'appelles tes potes
- Bonne idée mon thib, je vais le faire!

(15 secondes + tard)

- Ben...   BEN!
- Y répond pas.
- Ben non
- Essaie Beck
- Ouais!
- Beck....   BECK....   BEEECCKKKK
- Je rêve où elle te fait coucou!
- On dirait ouais. Comment ça va la famille? La forme? Et le petit dernier, il s'est pété une jambe?
- Ah putain, les gonzesses!!
- M'en parle pas, toutes les mêmes. Les gonzesses...
- Tu te rappelles la fois où tu t'es fait larguer et où..
- Laquelle de fois, ça m'arrive tout le temps... Et puis, merde, déconne pas Thib, tu penseras aux gonzesses et à ta misère sentimentale plus tard, je te rappelle que tu es comme un con en calbard [j'étais effectivement en calbard, détail important], avec ton body board et tes bras de poulet au milieu de milliers de putains de mètres cubes d'eau.
- T'as raison

(15 secondes + tard)

- BEN... BEEENNNNN!!
- BBBEEEEECCCCCKKKKKK!!
- Ca marche pas
- Ben non. Toujours pas.
- On va essayer autre chose.
- AAUUUXXXIIILLLLIIIOOOO!!! HHHHEEEELLLLPPPPP!!!
- Agite tes bras en même temps, je t'assure ça le fait mieux, j'ai vu ça dans "Alerte à Malibu".
- Merci du conseil, thib!
- HHEEELLLLLLPPPP!!   AAAUUUUUXXXXXIIILLLLLIIIIOOOOO


    Et là, ils surgissent, 2 bellâtres mexicains se jettent à l'eau avec leurs shorts et leurs bouées rouges. En 1 minute, ils me rejoignent. Nouveau dialogue réel avec les sauveteurs

- Je peux pas retourner à la plage. Y'a trop de vagues. (intonation lasse)
- T'inquiètes pas! On est là! (intonation héroïque à la Steven Seagal dans "Menace Toxique")
- Vous en faites pas, j'ai confiance.
- C'est vrai que t'es assez calme, ça va aider. Passe ton bras autour de la bouée, essaye de nager et on va te trainer! (intonation ingénieuse)
- Merci (intonation évidemment reconnaissante)

Ils sont peut être venus en 2 minutes les David Hasselhoff mexicains, mais il en faudra bien 10 pour rejoindre la plage. Le pire, c'est que les vagues déferlent sur nous de plus en plus fort au fur et à mesure qu'on se rapproche de la plage. Puis on y est, David Hasselhoff est devenu mon héros. Je leur paie des bières 3 heures plus tard en les remerciant 150 fois.

Pendant ce temps là, les australiens se sont bien marrés. Quel pitre ce Thibaud quand même! Bizarrement, c'est une bonne expérience, un truc à vivre comme tant d'autres. Je me suis même marré tout seul quand je me parlais à moi même. ce qui est aussi vrai, c'est qu'heureusement que les David Hasselhoff mexicains ont vite répondu à mon appel car sinon, j'aurais probablement commencer à baliser sévère. Mais bon, le timing était parfait.

Depuis ce jour là, j'ai compris pourquoi les sufeurs à 2 balles restent sur la plage à boire de la bière light et à siffler les gonzesses, j'ai aussi compris pourquoi David Hasselhoff a son étoile sur le "walk of fame". J'ai donc décider de réorganiser mes occupations en conséquence, en leur donnant un ton plus... européen. Ce qui ne m'empêchera pas d'avoir d'autres aventures à vous raconter au sujet de ces vacances dans les prochains jours...


Et surtout, j'ai saisi tout le sens de la remarque de Brice de Nice: "C'est pas ma mer".
Et c'est vrai que c'est beaucoup plus cool de faire du body board sur des vagues de 25cm à Nice que dans des rouleaux de 3-4 mètres dans le Pacifique. Brice, je t'aime!!



Phallus In Mexico
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2. Comment j'ai fait fuir un Américain Puritain (le 08/01/2007 à 21h47)

Comment j’ai fait fuir un américain puritain…

 

         Ah, Palenque, son humidité, ses moustiques, les fourmis dans les bungalows, ses ruines mayas, sa rave party. On est le 16 décembre, et je prends le bus pour aller à Palenque. Dans la gare routière, 1 gars s’assied a côté de moi, il est américain du Texas et (c’est 1 coïncidence incroyable) de la ville de « Corpus Christi » et je ne sais pas encore qu’il est puritain à gerber.

 

         Il est au Mexique depuis 3 mois, pour un voyage spirituel comme il dit. On discute dans le bus et tout cela, il parle français et…. Nouvelle blague, a passé un an en France, à Millau. Je sais, c’est déjà trop, mais il a choisi lui-même un lycée de campagne et une famille d’accueil en France profonde. On parle ciné puis littérature. Il me dit qu’il aime C.S. Lewis (l’auteur prolifique et ultra-catho de « narnia » entre autres douzaines de bouquins). Très bien, pourquoi pas. Je lui demande ce qu’il aime d’autre. « Seulement C.S. Lewis ». OK, pourquoi pas. Je lui demande ce qu’il a lu d’autre : « Rien, seulement C.S. Lewis ».  Je lui demande pourquoi il n’a pas eu la curiosité de lire quelque chose d’autre : « ma communauté recommande C.S. Lewis ». Que tous ceux qui n’auraient pas déjà pété un câble se fassent cuire une bible sur le cul, c’est moi qui vous le dis.

 

         Ok, le C.S. Lewis boy commence à sérieusement me taper sur les nerfs. Et il s’accroche en plus, veut qu’on prenne une chambre double dans le même hôtel, car « ce sera plus sympa ». Je commence à dire que je ne sais pas, inventant des excuses à la con. Au fait, qu’est ce que t’aimes comme musique, C.S. Lewis boy ? « Du rock ». Ouf, il est peut être moins endoctriné que je ne le pensais. Quel type de rock, mon curé ? « Du rock chrétien ». Non c’est pas possible, il faut lui décerner la Francisque d’honneur du Vatican pour son obscurantisme à celui là ! Non sans malice, je lui demande pourquoi le rock chrétien. « C’est la musique des jeunes de ma communauté ». Ca alors ! Incroyable non !!

 

         Waouuuhh ! J’éclate de rire, c’en est trop pour un seul homme ! Il revient à la charge pour la chambre d’hôtel. Je dois le faire fuir. Je vais utiliser deux techniques : la 1ère était de lui parler de la rave du soir à laquelle j’allais (à 1 km des ruines, super ambiance, super musique, des gars et filles vraiment cool, j’ai bien sympathisé avec un gars du Chiapas avec lequel on s’est mis la race et le + grand fou rire de nos vies à cause d’un chilango de Mexico DF, quasiment une heure, à cause de son accent ignoble : « olaaaa carnaaaaall, queee onditaaaa weeyyyyy ». Excellente rave, donc). Evidemment, il fallait que je lui décrive un truc inacceptable pour « sa communauté ». Je lui fais donc peur en lui parlant de piqûres, d’overdoses et de fous furieux (le truc qui n’arrive jamais ou presque dans toute rave qui se respecte). Il commence à vouloir changer de sujet. Je continue en lui proposant de lui refourguer gratis un acide que j’avais rapatrié de Monterrey (évidemment, je lui explique ce qu c’est car « sa communauté » ne l’avait pas mis au courant de ces choses). Il commence à ne plus sa voir quoi dire.


         Ayant épuisé mes cartouches sur le sujet, j’ai l’idée lumineuse d’utiliser une seconde technique : me faire passe pour un homosexuel. Cela fut facile pour deux raisons : la première est que les expériences de Mad Max à Sanaa’ et de Couille Enorme à Damas m’ont donné le mode d’emploi et les dialogues types : je lui parle de l’hôtel, de l’éventualité qu’en cette saison touristique, il n’y ait que des lits doubles disponibles, que je dors tout le temps à poil, lui parle de sexe et de porno (merci Marc Dorcel), d’expériences lesbiennes d’amies et d’amis etc…. La seconde raison est qu’étant donné qu’un bon quart de la promo pensait qu’on était gays avec Melchior en première année, je n’ai pas eu de mal à me rendre convaincant.

 

         Il finit par lâcher l’affaire, le bus arrive dans le centre ville de Palenque et je prétexte quelque chose pour aller dans la direction opposée. M’en voilà débarrassé. Du moins ce que je croyais….

 

         A 20h, je le croise inexplicablement dans le même hôtel à bungalows que moi ! Quelle surprise ! On se parle rapidement et j’écourte vite la conversation.

 

         Le lendemain, à 9h du mat, je quitte la rave pour une douche et visiter les ruines mayas. Evidemment, je n’ai pas du tout sommeil et l’idée de visiter les ruines après l’acide était excellente car cela donne clairement une autre dimension à la chose. Qui je croise en allant prendre ma douche ? C.S. Lewis boy ! Il me demande comment était la fête. Je continue à mitonner pour lui faire peur. Cela est définitif, je le vois de loin dans les ruines et il détourne la tête.

 

         Il était moins une. Manquerait plus que ce connard bousille ma visite grandiose des ruines avec ses remarques à la con. Je suis sauvé, me fait ma visite, une sieste entre 14 et 17h sur un bout de ruine tranquille, me fait bouffer par les moustiques, mais suis heureux, bien que la batterie de mon appareil photo n’ait lâché au début de la journée… J’ai vaincu le côté obscur de la religion extrémiste, fait une putain de fête electro, visité des ruines magnifiques et suis plus ou moins frais et dispos après la sieste.

 

         Putain de ricains ! Quand ils sont pas en guerre, ils sont à la messe, et la plupart du temps, ils prient pour leurs soldats en guerre. Un cocktail détonnant que j’ai eu le bon goût de fuir….

 

 

Phallus In Mexico.  

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1. Comment je n'ai pas chopé le soir du nouvel an... (le 05/01/2007 à 23h14)
Le récit de mes vacances sera dialectique en 5 ou 6 parties, sans aucun lien chronologique, chaque article sera centré sur un fait ou évènement précis, souvent ridicule, parfois intéressant, jamais intelligent, et sans aucune complaisance envers mon être pourtant génial...

1. Comment je n'ai pas chopé le soir du nouvel an.
2. Comment j'ai fait fuir un américain puritain.
3. Comment j'ai réalisé le fantasme du triptyque franchouillard Pinard-Frometon-Sauciflard.
4. Comment je ne suis pas devenu un surfer.
5. Comment j'ai lutté sans cesse face aux escrocs mexicains.


Commençons donc par le soir du nouvel an, à Zacatecas, ville fameuse pour Pancho Villa, ses cathédrales et son architecture incroyable: on se croirait presque en Europe, sauf que les gonzesses sont, comme toutes les mexicaines, petites, grosses et plus ou moins aux grosses joues jaunâtres dégueulasses...

Ah, le 31 décembre, les voeux hypocrites, les résolutions à 2 pesos, l'angoisse de se trouver dans LA place pour LA bonne soirée. Avec Lorenzo (un ami espagnol qui fait le tour du monde et que j'ai rencontré 10 jours auparavant, alcoolique notoire, obsédé sexuel, un mec en or), on a un tuyau pour "La Mina" qui, comme son nom l'indique, est une boite située dans une mine. Et oui.... Il faut prendre un wagonnet pendant 400 mètres pour rentrer dans la boite proprement dite.


On est accompagnés par Susana, une mexicaine plutôt chiante plutôt moche que Lorenzo a invité parce qu'il veut la tringler. La mission du soir s'intitule mission "Argentine", c'est a dire, faire les lovers a 2 pesos pour commencer l'année les burnes vides. Minuit arrive, compte a rebours de merde, tout le tintouin, joyeux 2007 pour ceux qui croient encore que ce changement numérique signifiera quelque changement dans leurs vies desastreuses, meilleurs voeux phalliques pour les autres.

La soirée s'intensifie et mon alcoolémie fait de même, probablement dans les 2,007 grammes environ. J'ai l'idée à la con de faire le mariole sur la piste de danse, dans l'espoir de vider les burnes et de faire de 2007 l'année de la gaudriole. Idée à la con car la Mina, malgré une ambiance phénomènale, est une boite assez sélect, ce qui veut dire que 90% sont des filles à papa maquées avec un clone d'Enrique Iglesias, et que les 10% qui restent sont mexicaines (donc petites, grosses, avec des joues jaunâtres et/ou degueulasses) ou super mega bonnes mais super mega fieres et orgueilleuses.


Alors, oui, je sympayhise avec une mega bonne (le cliché de la drague ridicule avec 2 grammes dans le sang "tu veux une cigarette", "je peux t'offrir un verre") et cela semble marcher comme sur des roulettes russes, en espérant que j'aurais plus d'une chance sur 6 pour enfourner le canon de mon revolver phallique dans le trou de balle de la belle. Et là, je vais en venir au point principal, un éclair de lucidité et de fierté m'envahit....

Que suis je en train de faire? Je suis en train de faire la pute pour une gonzesse dont je n'ai rien à battre, la probabilité qu'elle baise est égale à 0.0001%, et moi, MOI, Thibaud, je m'abaisse au rang de tous les loosers qui trémoussent leur graisse dégueulasse devant les "chicas" locales et dont le ridicule n'égale que la sueur se répandant en auréoles jaunâtres sur les chemises achetées à la même friperie fournissant les calbards de Roland Tual... (à propos de Calbard et de Tual, mon cher Roland, j'ai des photos en calbard sur la plage et à la montagne, donc, l'Organisation Mondiale du Calbard n'est pas morte...)

Cet éclair de dignité me fait voir les choses différemment. Que veut cette pinche pendeja de gonzesse? Etre admirée, regardée, recevoir et ne jamais donner de sa personne: elle se prend pour une reine et elle est rien de plus qu'une pouffiasse de quartier, elle considère les mâles comme ses jouets. Va te faire foutre, connasse!! La, ma 2ème soirée commence....

Aux chiottes avec de nouvelles connaissances....



En attendant qu'un urinoir se libère (il est entre 2 et 3 heures du mat et entre 2 et 3 grammes), je discute avec un gars, qui se trouve être de Monterrey. C'est parti, on est les meilleurs potes du monde et demain, on va manger une crêpe en haut du téléphérique, "mi casa es tu casa" et toute l'amitié rapide accélérée par l'alcool.... 1 gars qui pisse, de Guadalajara, nous chambre parce que sa putain d'équipe de foot a été championne en décembre: il nous chambre avec la même énergie, véhémence et mauvaise foi qu'un scotch nous parlant de l'OM, c'est dire..... 1 Chilango de Mexico DF s'y met aussi: chants dans les chiottes, ca chambre bon esprit, une bataille de PQ, jusqu'à ce qu'évidemment, un gars de la sécurité menace de nous foutre dehors.

Dès le moment, on passe la soirée au bar, enchaînant les vodka tonic et les tequilas, plus quelques bières pour se reposer. De temps en temps, on fout le bordel sur la piste de danse, je croise du regard la connasse d'auparavant, qui a l'air outrée (de notre comportement ou du fait qu'elle comprend que personne n'a besoin d'elle pour s'amuser et qu'elle est pinche inutile), les verres tombent et se brisent sur le sol, ca boit et ca chante. Il est d'autant plus remarquable que j'ai pu, dans ces conditions, faire cette magnifique photo au bar, avec volutes de fumées, lumière bleutée et tout. Mystères de la perception....


A 4h, on est vraiment foutus dehors (sauf mon macho espagnol, qui nous avait quitté un peu avant pour aller retourner voir sa belle, qu'il a d'ailleurs chopée, comme quoi). On prend des taxis, on chante la Marseillaise (je chante, ils beuglent des syllabes qui paraissent similaires, un peu comme Chirac avec le nom des joueurs de l'équipe de France en 98 au Stade de France), on va bouffer des tacos dans la ville (comment avons nous dégoté une baraque à tacos un 1er janvier à 4h du mat??), on fait valser les chaises, c'est le bordel, et a 6h, on se rentre en scandalisant la bonne société zacatecoise.

2007 ne sera pas l'année de la baise, mais sera celle de la fête et de la dignité. Tous ceux qui essaient encore de se convaincre qu'on ne vit pas dans un monde de putes n'ont qu'à aller se faire cuire leurs illusions enfantines sur le cul. Oui, on vit dans un monde de putes, où chacun veut dominer son prochain et imaginer qu'il a du pouvoir. Et non, je ne rentrerai jamais dans ce jeu à la con, encore moins pour une fille. Malgré l'immense respect et amour que je porte à la gent féminine, même des couilles pleines valent mieux que de se prostituer devant d'autres personnes, pour une éventuelle et improbable saisfaction.... L'ego avant tout, et ce n'est pas ma chère Mathilde qui dira le contraire.

Et de toute manière, une bonne fête, c'est des potes, des discussions, de l'alcool et des rires. Rien de plus mais rien de moins. Mes amis, nous fêtons dignement notre jeunesse, et c'est tant mieux. Et les pouffiasses de quartier ou les lopettes dandys ridicules à la Pongette se feront admirer par les détritus de l'humanité, par ceux qui ont choisi de faire les putes. Ce que nous refuserons toujours.
Parce que les vraies fêtes, c'est nous.


Phallus In Mexico.


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