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RUBRIQUE: ARTICLES |
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| 1. Comment je n'ai pas chopé le soir du nouvel an... |
Le récit de mes vacances sera dialectique en 5 ou 6 parties, sans aucun lien chronologique, chaque article sera centré sur un fait ou évènement précis, souvent ridicule, parfois intéressant, jamais intelligent, et sans aucune complaisance envers mon être pourtant génial...
1. Comment je n'ai pas chopé le soir du nouvel an. 2. Comment j'ai fait fuir un américain puritain. 3. Comment j'ai réalisé le fantasme du triptyque franchouillard Pinard-Frometon-Sauciflard. 4. Comment je ne suis pas devenu un surfer. 5. Comment j'ai lutté sans cesse face aux escrocs mexicains.
Commençons donc par le soir du nouvel an, à Zacatecas, ville fameuse pour Pancho Villa, ses cathédrales et son architecture incroyable: on se croirait presque en Europe, sauf que les gonzesses sont, comme toutes les mexicaines, petites, grosses et plus ou moins aux grosses joues jaunâtres dégueulasses...
Ah, le 31 décembre, les voeux hypocrites, les résolutions à 2 pesos, l'angoisse de se trouver dans LA place pour LA bonne soirée. Avec Lorenzo (un ami espagnol qui fait le tour du monde et que j'ai rencontré 10 jours auparavant, alcoolique notoire, obsédé sexuel, un mec en or), on a un tuyau pour "La Mina" qui, comme son nom l'indique, est une boite située dans une mine. Et oui.... Il faut prendre un wagonnet pendant 400 mètres pour rentrer dans la boite proprement dite.
        On est accompagnés par Susana, une mexicaine plutôt chiante plutôt moche que Lorenzo a invité parce qu'il veut la tringler. La mission du soir s'intitule mission "Argentine", c'est a dire, faire les lovers a 2 pesos pour commencer l'année les burnes vides. Minuit arrive, compte a rebours de merde, tout le tintouin, joyeux 2007 pour ceux qui croient encore que ce changement numérique signifiera quelque changement dans leurs vies desastreuses, meilleurs voeux phalliques pour les autres.
La soirée s'intensifie et mon alcoolémie fait de même, probablement dans les 2,007 grammes environ. J'ai l'idée à la con de faire le mariole sur la piste de danse, dans l'espoir de vider les burnes et de faire de 2007 l'année de la gaudriole. Idée à la con car la Mina, malgré une ambiance phénomènale, est une boite assez sélect, ce qui veut dire que 90% sont des filles à papa maquées avec un clone d'Enrique Iglesias, et que les 10% qui restent sont mexicaines (donc petites, grosses, avec des joues jaunâtres et/ou degueulasses) ou super mega bonnes mais super mega fieres et orgueilleuses.
Alors, oui, je sympayhise avec une mega bonne (le cliché de la drague ridicule avec 2 grammes dans le sang "tu veux une cigarette", "je peux t'offrir un verre") et cela semble marcher comme sur des roulettes russes, en espérant que j'aurais plus d'une chance sur 6 pour enfourner le canon de mon revolver phallique dans le trou de balle de la belle. Et là, je vais en venir au point principal, un éclair de lucidité et de fierté m'envahit....
Que suis je en train de faire? Je suis en train de faire la pute pour une gonzesse dont je n'ai rien à battre, la probabilité qu'elle baise est égale à 0.0001%, et moi, MOI, Thibaud, je m'abaisse au rang de tous les loosers qui trémoussent leur graisse dégueulasse devant les "chicas" locales et dont le ridicule n'égale que la sueur se répandant en auréoles jaunâtres sur les chemises achetées à la même friperie fournissant les calbards de Roland Tual... (à propos de Calbard et de Tual, mon cher Roland, j'ai des photos en calbard sur la plage et à la montagne, donc, l'Organisation Mondiale du Calbard n'est pas morte...)
Cet éclair de dignité me fait voir les choses différemment. Que veut cette pinche pendeja de gonzesse? Etre admirée, regardée, recevoir et ne jamais donner de sa personne: elle se prend pour une reine et elle est rien de plus qu'une pouffiasse de quartier, elle considère les mâles comme ses jouets. Va te faire foutre, connasse!! La, ma 2ème soirée commence....
Aux chiottes avec de nouvelles connaissances....
En attendant qu'un urinoir se libère (il est entre 2 et 3 heures du mat et entre 2 et 3 grammes), je discute avec un gars, qui se trouve être de Monterrey. C'est parti, on est les meilleurs potes du monde et demain, on va manger une crêpe en haut du téléphérique, "mi casa es tu casa" et toute l'amitié rapide accélérée par l'alcool.... 1 gars qui pisse, de Guadalajara, nous chambre parce que sa putain d'équipe de foot a été championne en décembre: il nous chambre avec la même énergie, véhémence et mauvaise foi qu'un scotch nous parlant de l'OM, c'est dire..... 1 Chilango de Mexico DF s'y met aussi: chants dans les chiottes, ca chambre bon esprit, une bataille de PQ, jusqu'à ce qu'évidemment, un gars de la sécurité menace de nous foutre dehors.
Dès le moment, on passe la soirée au bar, enchaînant les vodka tonic et les tequilas, plus quelques bières pour se reposer. De temps en temps, on fout le bordel sur la piste de danse, je croise du regard la connasse d'auparavant, qui a l'air outrée (de notre comportement ou du fait qu'elle comprend que personne n'a besoin d'elle pour s'amuser et qu'elle est pinche inutile), les verres tombent et se brisent sur le sol, ca boit et ca chante. Il est d'autant plus remarquable que j'ai pu, dans ces conditions, faire cette magnifique photo au bar, avec volutes de fumées, lumière bleutée et tout. Mystères de la perception....
A 4h, on est vraiment foutus dehors (sauf mon macho espagnol, qui nous avait quitté un peu avant pour aller retourner voir sa belle, qu'il a d'ailleurs chopée, comme quoi). On prend des taxis, on chante la Marseillaise (je chante, ils beuglent des syllabes qui paraissent similaires, un peu comme Chirac avec le nom des joueurs de l'équipe de France en 98 au Stade de France), on va bouffer des tacos dans la ville (comment avons nous dégoté une baraque à tacos un 1er janvier à 4h du mat??), on fait valser les chaises, c'est le bordel, et a 6h, on se rentre en scandalisant la bonne société zacatecoise.
2007 ne sera pas l'année de la baise, mais sera celle de la fête et de la dignité. Tous ceux qui essaient encore de se convaincre qu'on ne vit pas dans un monde de putes n'ont qu'à aller se faire cuire leurs illusions enfantines sur le cul. Oui, on vit dans un monde de putes, où chacun veut dominer son prochain et imaginer qu'il a du pouvoir. Et non, je ne rentrerai jamais dans ce jeu à la con, encore moins pour une fille. Malgré l'immense respect et amour que je porte à la gent féminine, même des couilles pleines valent mieux que de se prostituer devant d'autres personnes, pour une éventuelle et improbable saisfaction.... L'ego avant tout, et ce n'est pas ma chère Mathilde qui dira le contraire.
Et de toute manière, une bonne fête, c'est des potes, des discussions, de l'alcool et des rires. Rien de plus mais rien de moins. Mes amis, nous fêtons dignement notre jeunesse, et c'est tant mieux. Et les pouffiasses de quartier ou les lopettes dandys ridicules à la Pongette se feront admirer par les détritus de l'humanité, par ceux qui ont choisi de faire les putes. Ce que nous refuserons toujours. Parce que les vraies fêtes, c'est nous.
Phallus In Mexico.
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