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Voila, apres preque 3 mois d´absence sur ce blog, je reprends du service sutr ce blog qui vous fair tant rever. Aujourd´hui, je vais bous raconter ce qui me tient en haleine depuis presque 8 mois deja: mon visa étudiant au mexique.
Sachez que toute faute de frappe est due au fait qu´ilsoit 8h du matin ici, et que jene´ai pas dormi, la faute a unebouteille de vodka et 2 de vin avecmon fantastiaue colloc francias, gregoire.
Donc, pour faire bref, j´ai rendí tous les papiers le 26 aoout, sopit exactement un mois pares mon entreee au mexuique, comme il est prevu par la loi. Un mois apres, je vais voir ce qu´il en est, et ils me disent qu´il m emanque les empreintes digitales et la signatura offciellle. Je prend donc rendez vous pour faire CECI et figurez vous que mon rendez vous est annulé. Je prends donc rendez vous eune deuxieme fois, et ce rendez vopus est de nouveau annulé. Une troiseme fois et rebelotte. Le proverebe erait donc vrai.
Donc, en novembre, sans visa, je vais en voyage dans le sud du mexiqye, sans probleme. En janvier je reviens comme une fleur au bureau de migration et voila qu´il me disent que pour faute re retard pour les empreintes et la signatura, je dois tout refaire de nouveau. Je leer explique que ce n´est pas de ma faute mais ils ne veulent rien savoir et de plus, ils me font re´payer les 1000 pesos du prix du visa. Je leer dit que c´est un scandale et je fais la plus grande erreur de mon voyage: je leer dit que “mes 1000 pesos ils vont aller dans la poche d´un fonctionnaire corrompu”. Meme si tout le monde est corrompu ici, c´est la chose a ne pas dire vu que deux gardes de securite me foutent dehors immediatement. Ce que je ne savais pas encore, c´est que les employes allaient m´en vouloir a mort pour cela.
En fevrier et mars, je passe tous mes vendredis matins la bas et ils me font le plaisir de me faire attendre 5 heures ces encules, de8h a 13h, avant de me recevoir. De plus, ils refusent tous mes paiers sous pretexteb qu´ils ne sont pas biens, alors qu´ils sont adequats. Par exemple, un de mes collocs gregoire, qui a eu son visa depuis, a vu sa lettre de l´´universite acceptee du premier coup, et moi, je l´ai vue refuisee tríos fois…
En fin bref, CECI nous amene au 31 mars 2007…
Allons y. Lever a huit heures, je dois aller au consulat. Il fait beau, la journée promet d'être chaude, je suis vêtu d'une de mes légendaires chemises blanches, de mes lunettes de soleil, d'un de mes nouveaux jeans, de chaussures légères. J'étais déjà allé mardi dernier au consulat (relativement introuvable d'ailleurs, perdu dans une... zone industrielle, allez savoir) mais ce cher consul était absent. Etant donné que ce cher consulat est à l'autre bout de la ville, c'est 200 pesos de taxi aller retour qui partent en fumée. Ouaaaiiiissss. Mais aujourd'hui est un autre jour, le consul m'accueille avec un grand sourire, un homme adorable et très blagueur, la procuration court jusqu'au 01 juillet, donc couvre presidentielles et legislatives. Je lui parle un peu de mes problemes de visa et sa reponse est laconique: les ambassades comme consulats ne peuvent en aucun cas intervenir dans les affaires de regulation migratoire. Il me cite un exemple frappant et réaliste: " Mon cher Thibaud, imaginez le consulat d'Algérie qui ferait pression sur l'Etat Français pour régulariser tous les arabes, ce serait un bordel pas possible, vous ne pensez pas?" Tout est dit. Ben voilà, c'est pareil pour moi...Je suis comme un arabe sans papiers ici, mais je tue pas encore de chèvres dans ma baignoire, n'écoute pas du Raï, parle un français intelligible et ne sens pas mauvais, donc, y'a encore de la marge...
Je sors du consulat, il est dix heures, le soleil rayonne, je suis rayonnant, une petite brise agite ma chemise et mes cheveux ébourriffés, je prends la pose. Les ouvrieres d'une entreprise de confection de cette zone industrielle, qui prenaient leur pause, se retournent sur mon passage, mon narcissisme est comblé, quelle belle journée, non?
Je prends le taxi de retour, et tombe sur le fils spirituel de Didier Gustin, un comique. Ah ce chauffeur de taxi, si léger, est à l'image de cette agréable journée. Je me dirige vers le bureau de migration, convaincu que cette fois-ci, ils vont me filer le rendez vous pour les empreintes digitales et que tout sera plié.
Je demande a ce cher Gil (un bel enfoiré entre nous soit dit) de vérifier mon dossier. La salle est comble, on est vendredi avant la semaine sainte, avant cette semaine de vacances. Cette situation temporelle aura une importance décisive dans la suite de ma journée. Cette grosse loutre de Gil me dit, comme d'habitude, "ahorita vengo" (tout de suite, comprenez dans 30 min). 30 min de plus, et ce sac à merde me dit "esperame tantito" (attends 2 secondes). 1 heure plus tard, ce véritable sac à foutre me dit "perame tito" (verison abrégée de "esperame tantito"). On passe les midi trente et Gil, comme à son habitude, ce petit salaud, fait des blagues à ses compagnonnes de bureau et ne bouge pas son gros cul. A 14h, cette trompette de Gil finit par trouver mon dossier. A cette minute, alors que la torpeur avait pris le pas sur ma gaieté, ma journée bascule... Evidemment, durant l'attente, une femme visiblement paumée pleure parce qu'elle doit avoir un visa de sortie du pays pour le lendemain parce qu'elle amène sa fille de 6 mois aux Etats Unis pour... le semaine sainte, chez le reste de sa famille. Evidemment, cette chère Madame, au poids plus que considérable, a amené la gamine avec elle pour le facteur émotionnel. La gamine chiale un bon coup, elle est inconsolable et la mère n'arrive pas à la calmer. Cette journée commence à sentir le roussi et le frelaté... C'est même moi qui vais calmer la gamine en faisant un avion en papier: un vrai papa! Quel pataquès!
Et c'est parti, et un papier qu'ils avaient accepté, ils le refusent maintenant, encore mieux, ils me foutent une amende pour le délai. 2500 pesos. Espèce de fils de chien, je vais parler à ta responsable, mon bel enfoiré! La responsable, grosse et surmaquillée, m'explique le coup du papier (de maniere peu convaincante) et pour l'amende, c'est plus flou: je lui re-explique tout mon cas et elle s'en fout. Allez, a force de la harceler, elle a fini par me baisser l'amende a 1500 pesos, considérant que le fait que j'ai du repayer en janvier peut etre considere comme une avance sur l'amende. Car l'amende porte sur des faits remontant à ... octobre, parce que j'avais dépassé le délai pour les empreintes digitales. Je crie au scandale en lui rappelant que mes rendez vous pour les empreintes digitales avaient été annulés par eux... La grosse hausse le ton, je menace d'appeler mon nouveau pote le consul, elle éclate de rire. J'appelle en effet ce cher Emmanuel, mon consul, et il me rappelle qu'il ne peut rien faire. La grosse exulte.
Il est 14h30 et là surgit le vrai évènement: elle me dit que le papier (un papier de la fac) et l'amende doivent etre payés pour mercredi. Comme je l'ai signalé, c'est semaine sainte des samedi, donc faculté fermée. Elle n'en a rien à foutre et me rappelle que le non paiement de l'amende a temps entrainera une hausse du coût. Elle me rappelle, avec son beau sourire de salope, que le fait que je les ai traités de corrompus il y a deux mois aurait pu avoir comme conséquence une action judiciaire à mon encontre.
A ce moment précis, mes mains tremblent, mon esprit projette dans mes pupilles des images sanglantes de ses tripes extirpées avec fureur, de son visage pétrifié se reflétant sur les surfaces vitrifiées de l'immeuble (cf scotch copyright cultuire g 2005) de mes ongles, les lambeaux de chairs entament une danse céleste, voletant anarchiquement entre les autres employés affolés et apeurés, se résignant à subir le même sort. Cet acharnement de violence interne me donne une énergie incroyable, et je vais en avoir besoin.
Il est 14h57, le Tec (ma fac) ne fair mormalement aucun papier en deux heures (ils ferment leurs bureaux a 5h), de plus, le papier de l'amende doit être rempli a la machine a écrire et payé aujourd'hui, et la machine, seul le Tec peut le faire. Pire, le papier est un format spécial, seulement disponible à Office Dépôt. J'ai jusqu'à 17h30 avant que la banque ne ferme. 150 minutes. Plus qu'une mission, un spectacle.
Je cours et sors de l'immeuble, attrape un taxi tous cheveux au vent pour aller au Tec. Le taxi est un trysomique: je lui dis à gauche, et il va à droite, il faut donc lui dire "l'autre gauche" et là, il comprend... Enfin plus ou moins... Il me faut demander le papier de la fac de suite, histoire qu'ils le fassent pendant que je ferai le reste. Evidemment, c'est vendredi avant la semaine sainte donc tout le monde veut des papiers pour avoir des reductions pour les bus ou ce genre de trucs. Bref, j'attends, a 15h25, la demande est faite.
Il manque Office Dépôt, dont le magasin se trouve également quasiment de l'autre côté de la ville. Il me faut un taxi, rapide. Un taxi arrive, conduit par un vieux. Non, pas moyen, il me faut un rapide. Mais je n'en vois aucun autre à l'horizon. Je prends le risque, et tel Tom Cruise, lui dit un définitif "en la avenida Colon, lo mas rapidamente posible" (pas besoin de traduction, vous aurez compris). Le papy écoute du jazz, mauvais signe. Mais le papy sera MON héros, c'est papy schumi, le chauffeur inconscient dont j'avais besoin, qui prend les avenues bondées pour des pistes de slalom, qui s'agrippe à son volant et fait crisser les pneus, celui qui se fait klaxonner par 4.999.999 d'habitants de Monterrey, mais qui est adulé par le dernier des 5 millions: moi. Papy Schumi sympathise avec ma cause, met toute sa technique à mon service, me dit avec fierté qu'après 40 ans à faire le taxi, il connaît tous les flics donc qu'il peut foncer à toute berzingue en toute impunité. En un record du tour, et après m'avoir parlé de son admiration pour Sébastien Loeb, notre français champion du monde de Rallye, admiration en fin de compte peu surprenante au vu de son habileté, il s'arrête aux stands devant Home Dépôt. Sympa, il me propose de m'attendre, tout en arrêtant le compteur quand je serai dans le magasin (ce qu'il a effectivement fait...). J'achete les putains de formulaires, me confronte à une leucémique de la carte bleue à la caisse qui est incapable de faire marcher le lecteur. Fallait quand même pas rêver...
Mon cher Jesus (c'est son prénom, à mon schumi, prénom assez commun au Mexique, sachez le) remet le paquet et pour pas cher en plus. Il grille les feux rouges sans vergogne, toutes fenêtres ouvertes, visiblement excité par cette reminiscence de sa jeunesse faite de vitesse et de reves de ferrari. Jesus est mon Dieu, le rayon de soleil qui rend agréable la chaleur à présent étouffante de l'après midi.
J'arrive au Tec, prends le temps de prendre son numéro pour d'autres missions d'urgence, on a bien sympathisés. Ce voyage en taxi a aussi eu le mérite de sécher ma chemise qui commençait à être emplie de sueur par mes courses et sauts incessants entre les piétons, les étudiants, les pots de fleurs et tout le reste. Je me rendrai compte tout de même que de délectables auréoles ont tout de même fait leur apparition sous mes aisselles délicates...
Je fonce dans un autre bâtiment du Tec pour remplir les formulaires, ce qui est vite fait. Je suscite la compassion de mes prochains, devant tant d'acharnement bureaucratique sur ma personne. Je reviens dans un autre bâtiment, pour récupérer mon papier de la fac, mais ils ne me filent pas le bon. Il est 16h47. Je dois revenir au premier bâtiment pour avoir le bon document. Vu que j'ai de la chance, c'est ma secrétaire favorite qui s'occupe de mon cas, cette beauté de 23 ans qui me sourit avec toutes ses lèvres et aussi de son décolleté toujours aussi sympathique. Avec cet ange, le papier est préparé, signé en un temps record, elle me file même des photocopies en rab'. Il est tout de même 17h, j'ai 30 minutes pour payer tout à la banque. Allez, merci et à plus tard.
Mais au fait, pourquoi payer aujourd'hui et pas lundi à 8h la banque? Parce que sur le formulaire de l'amende, il est mentionné le mois de mars et que lundi on sera en avril... Les coincidences me tuent! Surtout que la banque me refuse le paiement: on ne peux payer ces genres de trucs que jusqu'à 16 heures, du lundi au vendredi. Je supplie le banquier, qui, comme tous les banquiers, est grand, maigre, à un sourire pincé, vit encore chez ses parents à 50 ans, est toujours puceau, met 150 euros de côté tous les mois pour le futur, pour ce jour où il fera une folie: il emménagera tout seul et se cherchera une compagne. Vous vous rendez compte, sa maman ne lui mettra plus le dentifrice sur la brosse à dents….
Négocier avec cette armoire de grand mère, c'est comme parler à un paquet de céréales: quand il secoue la tête, c'est comme quand on secoue le paquet, ca fait du bruit parce qu'il y a pas grand chose à l'intérieur.
Suant, désespéré, ruminant contre ce grand con, et contre tous les autres, le soleil à présent orangé se reflétant sur mes lunettes de soleil toujours impeccables et innondant de sueur ma chemise à l'odeur à présent nauséabonde, a des allures cyniquement sanglantes.
Revenant, penaud, chez moi, je m'enfonce dans le canapé qui me fera office de vacances la semaine prochaine, avec l'écriture de mon livre , en calbard et pas lavé... D'ailleurs, ma panne d'ordinateur me pousse à une suractivité culturelle incroyable. Devant troquer les ressources internet pour la bibliothèque, que je n'avais pas autant fréquentée depuis la prépa, je peux mener à bien un fantastique et passionant exposé sur le retour de l'Etat Providence dans la Bolivie d'Evo Morales (passionant, non? [cynisme lourd]) avec des vrais livres et non pas par le truchement d'internet. Mieux, je découvre des ouvrages admirables comme ce livre de sociologie d'Anthony Giddens, "La transformation de l'intimité" que j'ai dévoré en deux jours, dans ce canapé qui est l'essentiel de ma vie. Au lieu de me caler comme une merde sur une chaise devant mon écran, je me cale comme une merde et très affalé sur un canapé tout confort, avec mes nouveaux bouquins, plein de bieres, de whisky et de joints. L'écriture de mon bouquin à moi à également pris un vrai coup de fouet, et la fin totale est absolument incroyable: plus que quelques chapitres à écrire, et emballé c'est pesé! Un vrai chef d’œuvre maintenant.
Cela fait du bien de se libérer de la technologie quand même. Et me voilà, à écrire ce mail dans mon canapé, en écoutant un incroyable artiste d'une clairvoyance cynique rare, qui tape sur tout le monde, des hommes ordinaires donc inconsistants (pourris inactifs tendance fachos en puissance) jusqu'au pseudo rasta de 16 ans qui se la pète avec son bandeau aux couleurs de la Jamaïque , en passant par les petites pouffes de quartier dont le nombre de neurones est inversement égale à la taille du bonnet de leur sous-tif. Contre nos hypocrisies, notre façon de se donner bonne conscience, contre les jeunes cons comme les vieux cons, contre notre propension à ne jamais agir et à ne jamais accomplir ce qu'on commence. Cet artiste, français et au style d'écriture admirable, s'appelle "Mr Roux" et je vous le conseille fortement.
Me voilà donc, exténué par cette journée, emplie de désillusions qui clôt un mois de mars qui décidément ne m'aura rien épargné. Je suis seul face à la bureaucratie, mes ambassades ne peuvent rien, cela ne sert à rien de leur écrire.
Donc voilà quoi. Un petit résumé de ce vrai film d'action...
Vive le canapé, vive les calbards, ma secrétaire, les cacahouetes aussi, les taximans de 60 ans pleins de vigueur, le canapé et les calbards surtout.
Par contre, les cons bureaucratiques, des banques et les cons en général qui fleurissent dans le monde et qui plaisent parce qu'ils sont cons.
Phallus in mexico.
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